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Portait de Jacques Cazotte


Maison Cazotte

d'après N Clement-Janin (1890)

" Cette maison a son  histoire. Elle fut bâtie au XIV ème siècle par un Rochellois , d'où le nom de la Rochelle sous lequel on la connut pendant tout le moyen âge. Des étuves l'avoisinaient, qui en avaient aussi pris le nom. Mais là n'est point l'important pour nous.
Quand éclata la Révolution, la maison de la Rochelle était habitée par un vieillard de 75 ans, nommé Cazotte. Il était Français dans toute l'acception du mot. A l'appel des volontaires il répondit : présent! et fut nommé lieutenant-colonel du deuxième bataillon des volontaires de la Côte-d'Or.
Dans la nuit du 10 au 11 juin 1792, Cazotte et son bataillon étaient en avant du hameau de la Gliswelle, avec quelques régiments commandé par le général Gouvion. Tout à coup, les éclaireurs signalent l'ennemi : 33 000 Autrichiens sous les ordres de Clairfayt.
Gouvion fait battre en retraite ; toutes les troupes obéissent, sauf le bataillon de la Côte d'Or. Honteux des déroutes de Quiévrain et de Mortain, ce bataillon avait juré de viancre ou de mourir à la première rencontre avec l'ennemi, il voulait tenir son serment.
Le combat s'engage ; les volontaires, déployés en tirailleurs de chaque côté de la route, font des prodiges. Cependant, ils étaient écrasés par le nombre. Un de leurs canons est démonté ; les Autrichiens veulent s'en emparer ; Cazotte accourt pour le défendre ; il est tué sur l'affût, mais la pièce est sauvée !
Après une lutte héroïque de quatre heures, et aux premières lueurs du jour, les Autrichiens stupéfaits virent la route et les champs environnants couverts de cadavres. Au milieu de la route, un groupe de blessés, leur faisant face, tenait haut le drapeau de la France : c'étaient les restes du deuxième bataillon des volontaires de la Côte d'Or !
La nouvelle de ce combat homérique produisit à Dijjon un enthousiasme indicible. Des couronnes civiques furent votées à tous les morts de cette glorieuse affaire. Sur celle attachée à la maison de Cazotte on lisait :
Couronne civique
Décernée en l'honneur et gloire
Du brave
Et désintéressé Cazotte
Commandant d'un bataillon
De la Côte d'Or

C'est aussi en souvenir de ce grand coeur que la rue du four fut nommée rue Cazotte."

Les auteurs ne sont pas tous d'accord....

Voici ce que nous dit J Goussard en 1853 : ( qui est sans doute plus près de la vérité)
Jacques Cazotte, auteur d'Ollivier, du Lord impromptu et du Diable amoureux, si connu par l'héroïsme de sa fille et par la fameuse prophétie rapportée par La Harpe, est né à Dijon, en 1720, dans la maison n° 9 rue Cazotte ; cette rue portait alors le nom de rue Dufour.
Cazotte (Jacques) , né en 1720, à Dijon, commissaire général de la marine et  homme de lettres. Le dévouement de sa fille dans les journées de septembre 1792 à Paris l'a rendu célèbre. On a de lui plusieurs ouvrages de littérature légère, souvent réimprimés, parmi lesquels on distingue le poème d'Olivier, le Diable amoureux et le Lord impromptu. Il fut exécuté à Paris le 25 septembre 1792

Cazotte dans wikipedia

Il fait ses études au collège des jésuites de Dijon, puis s’installe à Paris, où il publie ses premiers ouvrages, La Patte de chat en 1741 et Les Mille et une fadaises en 1742. Il est employé dans l'administration de la marine et envoyé en 1747 à la Martinique comme contrôleur des Îles du Vent. Il se retire ensuite à Pierry, près d'Épernay, pour se consacrer à ses goûts littéraires. En 1763, il publie L'Aventure du pèlerin, un court apologue dénonçant l'hypocrisie de la cour, puis en 1772 Le Diable amoureux, qui lui vaut d’être considéré comme l’un des pionniers de la littérature fantastique française. En rédigeant Voltairiade en 1783, il critique la philosophie des Lumières.

À la fin de sa vie, il entre dans l'ordre des Martinistes et se fait remarquer par sa piété exaltée. Il prend parti contre la Révolution française, qu'il voit comme une gigantesque incarnation de Satan, et il est arrêté après le 10 août 1792. Il allait être égorgé lors des funestes journées de septembre, lorsque sa fille, qui s'était enfermée avec lui dans sa prison, le sauva en le couvrant de son corps. Il sortit alors de prison, mais, repris quelques jours après, il périt sur l'échafaud.


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Le Lundi 31 Mars 2008Poster un commentaire
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