"On peut suivre dans la rue qui porte aujourd'hui leur nom la marche des Berbisey, vers la fortune et les honneurs. Au n° 19, au fond d'une cour, ces restes d'un logis en bois et pierre, cette galerie que supporte un pilier en bois ayant à sa base l'arbre de la science du bien et du mal, et au-dessus le Christ et Saint Thomas, voilà la première demeure authentique et modeste des Berbisey. Perrenet Berbisey paraît à la fin du XIV siècle, comme clerc et marchand épicier ; son fils Etienne épouse en 1400 Marguerite Poissonnier, fille d'un épicier Etienne, quitte le commerce et la paroisse Notre Dame, et fait construire, en 1465, le logis de la rue Parcheminerie ; licencié es lois, conseil de la ville, conseiller du duc en 1472, il prend parti pour le roi en 1477 et devient vicomte-mayeur. Au XVI ème siècle, Etienne licencié es droits, tient à cens de la Chapelotte la maison joignant celle de son père Thomas, anobli comme secrétaire du roi . La maison d'Etienne est au n° 21 ; reconstruite au XVII ème siécle, elle a une porte ornée où se tortillent les figures de la Justice et de la pPaix. A la fin du siècle, les deux maisons appartiennet aux dames de Sainte Marthe, et le président Jean de Berbisey occupe le grand hôtel de Berbisey, n° 25, auquel il ajoute le petit, n° 27. Cette insigne famille s'éteignit en la personne de Jean, premier président de 1716 à 1745, mort en son hôtel à quatre-vingt-douze ans, le 28 mars 1756, léguant sa terre de Vantoux et ses hôtels aux premiers présidents, ses successeurs. Peu après sa mort, le petit fut mis en l'état ou nous le voyons, sauf que l'écu du tympan a disparu, par l'architecte Lenoir ; au fond du jardin, une fontaine avec obélisque, rochers et figures couchées, devait recevoir les eaux de L'Ouche, que l'intendant Dufour de Villeneuve se proposait d'amener dans la ville. Ni les Fyot de la Marche, ni le marquis de Saint Seine n'habitèrent l'hôtel, mais Charles de Brosses y logea pendant sa courte première présidence, 1775-1777 ; les deux maisons, vendues en deux lots le 7 prairial an IV - 21 mai 1796- sont demeurées divisées." Henri Chabeuf Dijon Monuments et Souvenirs